Quelle incidence la récession a-t-elle sur les moyennes et les grandes entreprises, et quelles sont leurs attentes par rapport à la reprise pour la prochaine année? Selon un sondage mené par Towers Watson au début de janvier, les employeurs ont des attentes variées pour 2010, mais affichent un optimisme prudent. De nombreuses entreprises se concentrent de nouveau sur la croissance et prévoient procéder judicieusement à des embauches, tandis que plus du tiers continueront d’effectuer des mises à pied ciblées.
Au Canada, 73 employeurs ont participé au sondage, parmi les 459 employeurs au monde à l'avoir fait. Les employeurs devaient répondre à des questions portant sur les modifications apportées par leurs entreprises pendant la période de repli ainsi que prévoir le climat du monde des affaires pour la prochaine année. Environ la moitié des répondants s’attendent à davantage d'augmentations de la productivité, et près du tiers prévoient un accroissement des niveaux d’engagement des employés.
Même si les nouvelles données indiquent une certaine amélioration de l’économie, il est évident que la situation ne reviendra pas à la normale du jour au lendemain :
Malgré les réductions récentes en raison de la conjoncture économique, environ 25 % des répondants au Canada déclarent que les coûts globaux liés à la main-d’œuvre sont plus élevés actuellement qu'ils ne l'étaient avant la crise financière, et 40 % d’entre eux s’attendent à ce que ces coûts soient plus élevés d’ici un an. Autres constatations du sondage :
Les employeurs ne sont pas insensibles aux difficultés de leurs employés – d’ici un an, 30 % d'entre eux prévoient qu’ils veilleront de plus près à ce que les avantages sociaux fournissent aux employés le niveau de sécurité souhaité. Cependant, un plus grand nombre d'entre eux prévoient qu’ils porteront davantage attention au contrôle et à la réduction des coûts associés aux avantages sociaux (38 %), ainsi qu'à la gestion du risque et de la volatilité de ces coûts (44 %).
Les employeurs canadiens espèrent que leur entreprise affichera un bilan plus sain en 2010, mais ils semblent être conscients du fait que leurs employés ne partagent pas cet optimisme. Le nombre de personnes sans emploi reste élevé, et beaucoup d’employés n’arriveront pas à surmonter leurs préoccupations quant à l’avenir. Personne ne sait dans quelle mesure la reprise économique mondiale renversera ces tendances. La bonne nouvelle cependant, si l’on en croit notre expérience avec nos clients, c’est que beaucoup d’entreprises constatent le besoin d’investir de façon réfléchie pour fidéliser leurs employés de talent actuels et obtenir leur engagement, malgré l’incertitude qui persiste à l’égard du climat commercial et de la prudence qu’entraîne celui-ci par rapport à la prise en charge de coûts supplémentaires en main-d'œuvre.