MONTRÉAL (QC), le 16 décembre 2015 — Selon un récent sondage mené par la société mondiale de services professionnels Towers Watson (NASDAQ : TW), malgré leur insatisfaction en matière de programmes de gestion du rendement et de gros titres accrocheurs, la plupart des employeurs nord-américains n’ont pas l’intention de cesser l’utilisation des cotes de rendement. Plusieurs font plutôt des changements importants pour améliorer l’ensemble du processus, comme remplacer les cycles annuels d’évaluation du rendement par des échanges plus fréquents entre les employés et leur gestionnaire, mettre au point des définitions du rendement et du potentiel plus axées sur l’avenir et mettre en place de nouvelles technologies.

Le sondage de Towers Watson a révélé que moins de quatre entreprises nord-américaines sur dix (37 %) considèrent leurs programmes de gestion du rendement efficaces. De plus, seulement un quart (26 %) d’entre elles indiquent que leurs gestionnaires et employés sont satisfaits du processus de gestion du rendement. La moitié des participants au sondage sont d’avis que les employés et les gestionnaires n’accordent pas assez de temps à la gestion du rendement.

« Pour de nombreuses organisations, la gestion du rendement telle que nous la connaissons aujourd’hui ne fonctionne pas. Ces programmes n’ont pas tenu leur promesse d’améliorer le rendement et il y a des signes généralisés de frustration chez les gestionnaires et les employés, » selon France Dufresne, chef du secteur Rétribution, talents et communication de Towers Watson au Canada. « Les employeurs reconnaissent l’importance de ces programmes et le fait que des modifications importantes sont nécessaires, pas seulement du peaufinage. Cela dit, la plupart des employeurs pensent que la solution n’est pas de les abandonner ni d’éliminer l’utilisation des cotes de rendement. »

En effet seulement 8 % des participants au sondage ont éliminé les cotes de rendement, bien que 29 % prévoient le faire ou envisagent de le faire. La moitié des participants (50 %) disent avoir modifié ou éliminé le cycle annuel d’évaluation du rendement et de l’avoir remplacé par des échanges plus fréquents entre les employés et les gestionnaires ou envisagent de le faire. Près des trois quarts (72 %) ont mis en place de nouvelles technologies connexes, prévoient le faire ou envisagent de le faire. Seulement 27 % des organisations ont indiqué apporter ou prévoir apporter de tels changements en réponse à une modification de leur modèle ou stratégie d’affaires. Les raisons le plus souvent citées pour effectuer ces changements sont la rétroaction des gestionnaires (77 %) ou des employés (61 %), et la nécessité d’augmenter la fréquence des échanges entre les employés et leur gestionnaire (60 %).

Les résultats du sondage indiquent également que de nombreuses entreprises sont en train de remettre en question les objectifs de la gestion du rendement et son harmonisation avec la stratégie d’affaires. Près du quart des entreprises utilisent une approche plus orientée vers l’avenir, de manière à inclure le rendement réalisé et le potentiel futur.

« Bien que trop d’organisations continuent de passer beaucoup trop de temps à apporter des améliorations mineures touchant l’efficacité et l’efficience de leurs processus fondamentaux de gestion du rendement, les organisations les plus audacieuses utilisent une approche davantage tournée vers l’avenir. Elles incluent notamment la possession des compétences requises pour favoriser le succès futur de l’entreprise dans leurs processus de gestion du rendement ainsi que dans leurs décisions liées à la rémunération, afin d’augmenter l’effet de la gestion du rendement sur la réussite de leur modèle d’affaires, » selon Ravin Jesuthasan, chef mondial de la gestion des talents de Towers Watson.

Obstacles à une gestion efficace du rendement

Le sondage nous a permis d’identifier de nombreux obstacles contribuant à l’inefficacité des programmes de gestion du rendement. Près des deux tiers (64 %) des participants au sondage pensent que leurs gestionnaires et superviseurs n’ont pas les compétences nécessaires et un peu plus de la moitié des participants (56 %) affirment manquer de rétroaction efficace. La moitié (51 %) des participants croient que les gestionnaires n’ont pas le temps nécessaire pour bien effectuer la gestion du rendement.

« La plupart des organisations réussissent à bien planifier la stratégie et la conception de leurs programmes de gestion du rendement; toutefois, leur mise en œuvre et mise en pratique est très en deçà des attentes, » selon monsieur Jesuthasan. « Nos recherches et nos services-conseils démontrent qu’un élément clé d’un programme efficace de gestion du rendement est la présence de gestionnaires qui accordent assez de temps et de compétences au processus. Malheureusement, le temps des gestionnaires est une denrée rare, et ils ont donc tendance à repousser la gestion du rendement dans leur liste de priorité et à la considérer simplement comme un exercice de conformité. Ceci provient en partie de l’accent mis par les RH sur la mesure de la conformité plutôt que sur la mesure de la qualité des objectifs ou de la question à savoir si la rétroaction et l’encadrement ont lieu tout au long de l’année. »

Selon le sondage, 81 % des employeurs affirment que les gestionnaires passent trop peu de temps à avoir des échanges continus avec les employés au sujet de leur rendement. Plus de six sur 10 (62 %) affirment que leurs gestionnaires passent trop peu de temps à aider leurs employés à établir des objectifs. Fait intéressant, 63 % des employeurs affirment que leurs gestionnaires accordent quatre heures ou moins par année à la gestion du rendement par employé.

« Réussir la gestion du rendement ne devrait pas être si difficile. Toutes les organisations peuvent rendre leur programme de gestion du rendement meilleur et plus pertinent. Pour y arriver, les entreprises devront se concentrer sur la meilleure harmonisation possible entre le programme de gestion du rendement et la stratégie d’affaires de l’organisation, tout en favorisant l’amélioration des facteurs clés d’un programme efficace – l’efficacité des gestionnaires, les processus, la communication, la technologie et la mesure, » a conclu madame Dufresne.

À propos du sondage

Le Sondage éclair sur la gestion des talents et la rétribution de Towers Watson a été réalisé en octobre et novembre 2015. Il comprend les réponses de 169 organisations de taille moyenne et de grande taille au Canada et aux États-Unis, d’une gamme représentative de secteurs d’activité. La plupart des répondants étaient des cadres RH.

À propos de Towers Watson

Towers Watson (NASDAQ :TW) est une société mondiale de services professionnels de tout premier plan qui aide les organisations à améliorer leurs résultats grâce à une gestion efficace des ressources humaines, des risques et des finances. Comptant 16 000 associés partout dans le monde, nous offrons des services de consultation, de la technologie et des solutions en matière d’avantages sociaux, de gestion des talents, de rétribution et de gestion des risques et des capitaux. Consultez notre site à l’adresse towerswatson.com.